الاثنين 28 جمادى الثانية 1438 - 14:51 بتوقيت مكة المكرمة الموافق 27-3-2017
Niamey, Niger (IINA) - Dans une déclaration rendue publique le samedi 25 mars sur la situation actuelle du système éducatif nigérien marquée notamment par une crise entre le Gouvernement et les syndicats des enseignants d’une part et de l’autre la volonté d’introduire l’éducation sexuelle à l’école, des organisations islamiques du Niger, constatant avec amertume l’indifférence totale affichée par toutes les parties prenantes de la question de l’école nigérienne face au devenir de l’enfant nigérien, se sont opposées à la dégradation des mœurs et contre l’introduction de l’éducation sexuelle à l’école.
Sur le premier point, c’est donc face à ce qu’elles ont appelé un goulot d’étranglement d’un système éducatif nigérien déjà fragilisé et en totale déliquescence, faisant ainsi référence aux questions de forme comme l’évaluation du corps enseignant et la mise en œuvre du Protocole d’accord du 13 décembre 2016, et le silence des autorités face à la demande des associations islamiques adressée le 13 mars 2017 au président du Comité interministériel chargé de négociation avec les partenaires sociaux et aux Coordinations syndicales concernées pour une médiation entre les parties en dispute, que ces associations ont proposé aux deux parties de « recourir au dialogue pour aplanir leurs divergences et marcher vers des accords salutaires qui, en fin de compte, témoignent de leur vitalité morale ».
« Notre religion l’Islam, ont-elles rappelé, a fait de la réconciliation une des meilleures entreprises parmi les mécanismes de communication et de dialogue au sein des entités humaines, de la famille à la société toute entière. En proclamant péremptoirement que "La réconciliation est meilleure", le Coran ne nous laisse pas de choix autre que de rechercher l’apaisement entre les parties en dispute et les inviter sereinement à reprendre les négociations. Sourate 49, Versets 9 et 10 ». C’est donc sous cette injonction solennelle d’Allah le Tout-Puissant que les associations islamiques avaient eu l’honneur de proposer leur médiation pour aider le Niger à sortir de cette situation qui menace son système éducatif.
Après avoir fait observer que « la grande civilisation de notre peuple impose à chacune des parties la mesure de sa responsabilité dans le devenir de l’école nigérienne », les auteurs de la déclaration ont indiqué que « nous devons, chacun selon son bien et sa position, concourir au bien de tous », dénonçant notamment « des matières qui accordent une large place de cours sur la sexualité à fort relent pornographique ». C’est pourquoi, ont-elles expliqué, « nous informons nos concitoyens et rappelons encore au Gouvernement que le projet d’introduction de l’éducation sexuelle à l’école reste et demeure une dérive qui, à n’en point douter, ouvrira davantage et grandement toutes les portes de la dépravation de mœurs ».
Aussi, face aux "lâches promoteurs du sexe pour tous", les associations islamiques du Niger ont indiqué se sentir « en droit d’informer et de mobiliser les musulmans pour faire face à l’infect projet, pourfendre ses mercenaires enseignants en mal de formation et avides de perdiems, et dénoncer vigoureusement ses promoteurs locaux et étrangers tapis dans quelques institutions gouvernementales et non gouvernementales nationales et étrangères ». « Les musulmans utiliseront donc tous les moyens démocratiques et spirituels à leur disposition pour faire enterrer définitivement ce projet, sioniste dans son inspiration et antihumain dans son objectif ultime », ont-elles averti.
KPM/AH/IINA
 
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